dimanche 21 juillet 2019

Je me souviens (10): vacances dans les Pyrénées

Jeudi 11 juillet, dans un environnement de cent photos de Bourisp au siècle dernier, chacun s'est attaché à écrire ses souvenirs lors d'un atelier d'écriture animé par Marie-Claude. Dernière production de la série "Je me souviens" mais vous pourvez encore écrire pour "Le silence des photos". Voici un texte de Laurence M..

Vacances dans les Pyrénées

Enfants, nous venions à Guchan, passer une bonne partie de l'été, dans une maison typique de la Vallée d'Aure, avec un jardin en terrasse d'où l'on voyait l'Arbizon souvent encapuchonné, le fond de la vallée et déjà quelques installations de la station du Pla d'Adet.

Dès Sarrancolin, en arrivant après un voyage assez long (2 jours !), nous rêvions de reconnaître les lieux : maisons sur le bord de la route, canal de la Neste, clochers... nous pensions même retrouver une odeur caractéristique : celle du buis ?

Jeux d'été dans ce lieu protégé, courses dans les venelles du village, parties de cache-cache, échappades dans les sentiers encore bordés de champs de céréales brûlés de soleil.
Jeux d'eau aussi dans les abreuvoirs où l'eau de la source du calvaire courait de maison en maison.
Nous récupérions quelques têtards et observions jour après jour leur transformation... mais n'avons jamais vu apparaître de grenouilles !
Randonnées dans la montagne, pas trop longues encore et un jour sur deux seulement : découverte de la Vallée de la Géla, du sentier qui y mène et me semblait si dangereux alors, tout imprégné d'une histoire douloureuse dont je percevais confusément l'importance.

Stosa en concert en l'église de Bourisp

Photo Jeanne Taris
Le public nombreux venu écouter Stosa en l'église de Bourisp a été conquis par la virtuosité du duo de guitaristes. Ecoute attentive et conquise, rappels et standing ovation! Des musiciens à suivre, dont on reparlera à coup sûr!

samedi 20 juillet 2019

Je me souviens (9): Vacances chez tonton Jean

Jeudi 11 juillet, dans un environnement de cent photos de Bourisp au siècle dernier, chacun s'est attaché à écrire ses souvenirs lors d'un atelier d'écriture animé par Marie-Claude. Ce sont ces productions que nous vous présentons chaque jour. Voici un texte de Bernard.

Vacances chez tonton Jean
Je me souviens des vacances chez Tonton Jean. Enfant, j’étais un petit citadin. Oh ! une petite ville mais je n’appartenais pas à ce que nos technocrates appellent maintenant le monde rural.

Alors pour moi, la St Jean passée, partir en vacances chez Tonton Jean, c’était presque changer d’hémisphère. Tonton Jean était le frère de mon grand-père. Il était doux, très gentil, toujours souriant et exploitait une petite ferme dans le bas d’une vallée des Pyrénées. 

Il m’amenait avec lui garder les vaches. Elles avaient toutes un nom : la Casta, la Carline, la Roussette, etc…. J’apprenais à les conduire, à les faire marcher sur le côté de la route en allant au pré même si la circulation était alors rare sur ces petites routes de campagne. Il me montrait les plantes, les arbres, les oiseaux. J’étais même arrivé à savoir commander le chien : « biro dessus ! », « passa darré ! », « toca la ! ». Ce fut plus difficile d’apprendre à traire.

vendredi 19 juillet 2019

Je me souviens (8): secrets de secrétaire

Jeudi 11 juillet, dans un environnement de cent photos de Bourisp au siècle dernier, chacun s'est attaché à écrire ses souvenirs lors d'un atelier d'écriture animé par Marie-Claude. Ce sont ces productions que nous vous présentons chaque jour. Voici un texte de Simone.



Crédit photo: Getty images
Secrets de secrétaire – 1970

« Allo. Bonjour, je suis bien à l'hôtel des Pyrénées à Paris ?
- Oui, bonjour. Que puis-je pour vous ?
Je vous appelle du CART de Bourisp en Vallée d'Aure. Je souhaiterais réserver une chambre pour une personne pour jeudi soir 11 juillet.
- Oui, bien sûr, à quel nom s'il vous plaît ?
Au nom de Monsieur J.G. Delaprade
- Et quel est l'organisme auquel je dois facture ?
Il s'agit du Centre d'Apparition du Rat Trompette.
- Très bien, c'est noté.
- Et la chambre, vous la voulez... avec oreiller ?
Beh.... Oui ! »  (ici, on dort toujours avec un oreiller!)

jeudi 18 juillet 2019

L'Image au pluriel aux JDR Bourisp






Je me souviens (7): Dédé

Jeudi 11 juillet, dans un environnement de cent photos de Bourisp au siècle dernier, chacun s'est attaché à écrire ses souvenirs lors d'un atelier d'écriture animé par Marie-Claude. Ce sont ces productions que nous vous présentons chaque jour. Voici un texte de Daniel.



Tours de France

J'espère que chacun apprécie à sa juste valeur l'exploit que nous accomplissons.
Alors que les coureurs s'échinent à voir le Tour en Vosges, nous, nous élançons à corps perdu dans la descente vertigineuse de nos souvenirs.
Gare à la chaussée, surtout si elle est humide !
Humide, le Tour l'a été plus qu'une fois, surtout dans les Pyrénées et je me souviens d'un maillot jaune trempé qui essayait en vain d'escalader l'Aspin.
Dans le brouillard qui s'était abattu, n'aurait-il pas croisé, en sens inverse à Ste.Marie de Campan, celui qui cherchait désespérément un forgeron pour réparer la fourche de sa roue ?

Mes souvenirs sont confus, ces temps ne sont plus les mêmes...
C'était un temps où l'oreille rivée au transistor, nous écoutions la voix de Georges Briquet qui nous faisait vibrer les dix dernières minutes de l'étape.
Mais il n'était pas seul. La technique avait fait bien des progrès et Robert Chapatte pouvait donner la situation des coureurs, cramponné au siège arrière de sa moto.
Comment cela était-il possible ? L'ORTF nous émerveillait et nous n'avions qu'une hâte : se précipiter sur les routes des Alpes pour admirer Louison, Jacques, Frederico et Charly.
Mais souvenez-vous, notre préféré, notre chouchou, c'était Dédé !
Dédé Darrigade bien sûr qui, lancé par Anquetil, faisait la pige à tous ces malotrus de Flamands qui, sous prétexte qu'ils voyaient la vie en rose sur leurs terrils, prétendaient avoir un droit au sprint sur notre Landais !
Pauvres gars du Nord qui rougissaient sous le soleil des Alpes et maudissaient nos organisateurs d'avoir l'idée saugrenue de les faire passer au sommet de l'Izoard.
Vous avez dit : au sommet ? 
Rappelez-vous : c'était 58, Kopa allait être sacré meilleur joueur de la Coupe du Monde avec Didi le Brésilien.

mercredi 17 juillet 2019

Je me souviens (6): la vie continue

Jeudi 11 juillet, dans un environnement de cent photos de Bourisp au siècle dernier, chacun s'est attaché à écrire ses souvenirs lors d'un atelier d'écriture animé par Marie-Claude. Ce sont ces productions que nous vous présentons chaque jour. Voici un texte d'Anne Marie. 


La vie continue...

Je me souviens. Etant née en 1939, j’entends Maman dire « quel drame d’apprendre à nouveau cette nouvelle ! » Lorsqu’elle m’allaitait, j’avais 3 mois à la déclaration de guerre. Jeune maman et jeune papa, ils avaient déjà 4 enfants. Mon souvenir le plus net, c’est d’avoir connu ma sœur Geneviève qui allait mourir à l’âge de 5 ans d’une leucémie. Elle appelait Maman pour que mon frère de 15 mois mon aîné et moi-même, 2ans ½, la laissions au calme.

Souvenir du déplacement vers une maison chez ma tante entre Aix et Marseille pour être plus à l’abri, car à Berres, c’était occupé par les allemands. Ma petite sœur Régine née en février 1948 avait apporté un rayon de soleil à mes parents malgré la peine. Elle avait évité à Papa de partir en Allemagne car à nouveau nous étions 4 enfants avec mon grand-frère Gérard.

La guerre enfin terminée, nous avons pu reprendre la vie presque normale et envisager les départs en vacances…. D’abord la Normandie où Papa était né et avait toute sa nombreuse famille – ils étaient 10 -. Le Havre avait été très touché, mais heureusement tout le monde était en vie. Vacances à la campagne avec la bonne nourriture et beaucoup d’amour. L’année d’après ce fut le tour d’aller dans les Pyrénées tous en famille. Prendre le train, quelle expédition… Arrivée à Bourisp par le petit car d’Arreau jusqu’à la croix où notre cousin nous attendait avec une brouette pour charger malles et valises. Malgré le confort rustique –pas d’eau courante, les cabinets au fond du jardin, les douches dans la cour- cela nous changeait. Que du bonheur avec notre famille de Marseille, cousins, cousines, repas dans la grande salle avec sa belle cheminée, départs en montagne, car marcher ne nous faisait pas peur. Nous revenions de vacances avec de belles mines pour reprendre l’école à la rentrée d’octobre. 

mardi 16 juillet 2019

Je me souviens (5): la Praubino

Jeudi 11 juillet, dans un environnement de cent photos de Bourisp au siècle dernier, chacun s'est attaché à écrire ses souvenirs lors d'un atelier d'écriture animé par Marie-Claude. Ce sont ces productions que nous vous présentons chaque jour. Voici un texte de Marie-Claude.


La Praubino

Je me souviens des odeurs de la Vallée d’Aure, l’odeur douce et sèche du foin l’été, l’odeur forte et un peu écœurante des bêtes à l’étable et l’odeur piquante de la neige.

J’avais 4 ans, 5 ans… et jusqu’à mes 17 ans, je suis venue ici 2 ou 3 fois par an. 


On m’embrassait et toujours j’entendais : « la Praubino, comme elle ressemble à son père ! ». La grand-tante essuyait une larme et me refaisait une bise mouillée en me prenant dans ses bras secs et noueux.

lundi 15 juillet 2019

Le silence des photos (4): la lucarne et le général

Jeudi 11 juillet, dans un environnement de cent photos de Bourisp au siècle dernier, chacun s'est attaché à écrire ses souvenirs lors d'un atelier d'écriture animé par Marie-Claude. Ce sont ces productions que nous vous présentons chaque jour. Voici un texte de Nadine.


Je me souviens de l’arrivée de la première télévision chez mes grands-parents car dans notre village, peu de familles en possédaient. 
Un évènement dans cette « Rue des grèves » !
Tous nos voisins étaient sur leur palier de porte attendant de voir l’objet « TELEVISION » lors de la livraison.
J’étais très jeune mais il me reste une atmosphère de fête ! La joie, la surprise et les commentaires de toutes ces personnes proches m’ont profondément émue.

Nadine et De Gaulle
Pour moi, la télévision fut l’accès aux connaissances, à des moments de partage et de bonheur en famille car, vivant à la campagne, nous ne sortions que très peu de notre petit village.


Je me souviens du jour où le Général De Gaulle s’est arrêté dans notre petit village qui se trouvait entre Paris et Colombey Les Deux Eglises, et où, lui remettant un joli bouquet de fleurs, il m’a prise dans ses bras et m’a embrassée. Il était immense ! et j’étais très fière !

Merci à nos soutiens (28)

Grâce à nos fidèles soutiens, les Journées du Reportage Bourisp existent. Merci à eux.

Soutien des Journées du Reportage: Département des Hautes-Pyrénées

dimanche 14 juillet 2019

Je me souviens (3): 3 donzelles et 1 tambour

Jeudi 11 juillet, dans un environnement de cent photos de Bourisp au siècle dernier, chacun s'est attaché à écrire ses souvenirs lors d'un atelier d'écriture animé par Marie-Claude. Ce sont ces productions que nous vous présentons chaque jour. Voici un texte de Régine S..



Trois donzelles et un tambour
Le tambour de Bourisp

Je me souviens... du Garde-Champêtre !!

Devant la fenêtre côté rue : une fin d'après-midi de vacances...
Ratapamplan !

3 fillettes désœuvrées, têtes ébouriffées, intriguées se précipitent...
Ratapamplan !

Fenêtre grande ouverte :
« Avis à la pop....... »

encore Ratapamplan !

Mais c'est Jeannot, le garçon qui habite près du pont !
Elles, surprises ! Sourires naissants, yeux malicieux, rires sous cape

Merci à nos soutiens (27)

Grâce à nos fidèles soutiens, les Journées du Reportage Bourisp existent. Merci à eux.

Soutien des Journées du Reportage: Le Relais de Néouvielle, Hameau Fabian, Aragnouet

samedi 13 juillet 2019

Le club photo d'Auch en visite à Bourisp

Une délégation du club photo d'Auch, Iso Photo, a fait le déplacement à Bourisp pour parcourir les photo-reportages présentés dans la cadre des Journées du Reportage.
La visite a été suivie d'un moment de convivialité (photo).

Merci à nos soutiens (26)

Grâce à nos fidèles soutiens, les Journées du Reportage Bourisp existent. Merci à eux.

Soutien des Journées du Reportage: Région Occitanie

Je me souviens (2): le mois de Marie

Jeudi 11 juillet, dans un environnement de cent photos de Bourisp au siècle dernier, chacun s'est attaché à écrire ses souvenirs lors d'un atelier d'écriture animé par Marie-Claude. Ce sont ces productions que nous vous présentons chaque jour. Voici un texte de Mado.



Le mois de Marie

Je me souviens de la fête du mois de Marie.
Nous les filles, nous étions quelque peu excitées car il fallait que nos mères préparent la corbeille de fleurs. Cette corbeille, en général une boîte à chaussures recouverte d’un beau tissu doux avec des dentelles. Ce serait à celle qui aurait la plus belle.

Je me rappelle la mienne recouverte d’un velours vert pâle avec une dentelle au bord et le beau ruban autour du cou. Puis les pétales de fleurs qui étaient disposés à l’intérieur. Oh, que j’étais fière avec mes 8 ans et les pétales de pivoines rouges et roses que m’avait données la voisine, Bernadette dite Née. Oui, j’étais la seule à avoir ces pétales de pivoine. Quel honneur et quel orgueil de petite fille. 

John Eden en visite à Bourisp

De gauche à droite: Simone, Mme et John Eden, Bernard
John Eden, l'un des animateurs de la Quinzaine de l'Image de Maubourguet, et membre fondateur avec les Journées du Reportage de Bourisp de la Fédération Photo 65 était en visite à Bourisp. Guidé par Bernard Duran, il a parcouru les expositions et apprécié le travail des 22 photo-reporters.

vendredi 12 juillet 2019

Quand les Journées du Reportage font la une

La Montagne des Hautes Pyrénées consacre sa une et trois pleines pages aux journées du reportage.



Quelques images de l'atelier d'écriture

Grande concentration dans l'atelier écriture. Les textes seront mis en ligne chaque jour.

Les JDR vous invitent

Dans le cadre des estivales 65, les Journées du Reportage et Photo 65 vous invitent:

Séquence émotion

Le jeudi 11 juillet,  ont été présentées une partie des plus de six cent photos de Bourisp au siècle dernier patiemment recueillies par Denise.
L'assistance, composée pour l'essentiel de Bourispois, a largement commenté les images présentées, non sans émotion souvent.
Photo de classe de 1920, procession de 1914, pèle-porc, visages aimés et disparus, séquences de travail aux champs... ont renvoyé l'assistance au temps où ... nous étions plus jeunes.